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Tout les conseils donnés ci-dessous sont des conseils à appliquer lorsque l' on veut vraiment approcher une optimisation de la culture de ses orchidées .On peut également avoir des experiences personelles de réussite qui sont également valable , la méthode est adaptable a l' aide de ces fiches et de l' irremplacable expérience du cultivateur confirmé.Cette méthode a pour but de permetre a tout un chacun de s' améliorer il en existe bien sur beaucoup d' autre.Pour le cultivateur debutant et pressé qui veut une methode simple et immediatement accessible il faut voir l' ABC des orchidées ainsi que notre page Questions fréquentes (FAQ).
Éclairage
Les orchidées apprécient en général une exposition lumineuse, mais rarement le soleil direct;
l'idéal est la serre ou la véranda où l'on peut apporter à la fois la lumière et l'humidité propices aux orchidées.
Elles peuvent devenir un «four» à la belle saison si elles sont exposées au Sud ; une serre orientée au Nord permet
une utilisation sur la quasi-totalité de l'année.
En serre: des précautions d'ombrage sont à prendre dès le printemps jusqu'en automne, selon les différents genres d'orchidées:
| Espèces |
% d'ombrage |
| Cymbidium, Vanda, Angraecum,Aerangis |
30-40% |
| Cattleya, Ondotoglossum,Oncidium |
50% |
| Phalaenopsis, Paphiopedilum,Miltonia |
60-70% |
L'ombrage est obtenu par des toiles à ombrer, des claies ou par le blanchiment des vitres. Si la serre est au nord,
l'ombrage ne sera pas nécessaire, mais il faudra bien aérer pour éviter l'échauffement : si cela n'est pas possible,
sortez les plantes de juin à août au jardin dans le nord , et de mai a novembre dans le sud.
En appartement, une fenêtre exposée plutôt à l'ouest et équipée d'un simple voilage pour tamiser la lumière de mai
à octobre est parfaite. Gare au coup de soleil début mai pour les plantes proches du vitrage.
Au jardin, choisir une exposition offrant le soleil matinal (jusqu'à 11 heures) aux espèces aimant la lumière,
l'ombrage d'un arbre pour toutes les autres. Mettez de l'anti-limaces autour des pots pour éliminer
le risque principal de la situation.
Certaines orchidées acceptent des situations de semi-pénombre (luminosité à 3 ou 4 m d'une fenêtre, pas la cave !)
comme les Paphiopedilum.
Température
Selon l'origine et l'altitude à laquelle elles vivent, les orchidées sont réparties en trois catégories de serres dites chaude,
tempérée, froide. Le tableau ci-dessous donne les températures moyennes correspondantes :
| Serre chaude |
Serre tempérée |
Serre froide |
| Jour |
18 -25°C |
18-20°C |
10-17°C |
| Nuit |
17 -20°C |
15-18°C |
7-10°C |
En véranda et en serre, sans ventilation mécanique, il y a des différences de température entre le haut et le bas du local :
achetez un thermomètre pour les mesurer et placez en haut les plantes de serre chaude, en bas celles de serre froide.
En appartement, ou lorsque vous les sortez au jardin pour la belle saison, tenez également compte de ces limites.
Les orchidées peuvent supporter momentanément de grands écarts de température.
En cas de baisse de température prolongée, maintenir le compost plus sec.
Les espèces semi-rustiques (Cymbidium, Oncidium, Miltonia,Masdévallia, Odontoglossum) gagnent à être sorties au jardin pour
se trouver ainsi exposées au contraste thermique jour-nuit qui participe à l'élaboration des hampes florales.
Arrosages des orchidées
D'une manière générale souvenez vous que l'on perd plus facilement une plante par excès d'arrosage que par défaut !
Pour évaluer le besoin d'arrosage, prenez les pots en main pour bien apprécier leur densité :
un pot lourd est humide, un pot léger est sec.On peut egalement tester l' humidité avec le ressenti du bout du doigt.
Il est préférable d'utiliser de l'eau de pluie ou de Volvic (non calcaire), que l'eau du robinet .
proscrivez l'eau produite par un adoucisseur, car elle contient des ions sodium toxiques pour les végétaux.
| Facteur |
Arrosage |
| Température plus faible |
diminuer arrosage |
| Humidité aérienne plus forte |
diminuer arrosage et ventiler la pièce |
| Compost à grain fin ou avec tourbe |
diminuer arrosage |
| Taille du pot plus élevée |
diminuer arrosage |
| Plante récemment rempotée |
ne pas arroser, bassiner |
Les composts habituellement utilisés donnent souvent l'impression d'être trop secs :
la fréquence des arrosages doit être ajustée en fonctionde la plante et de la température,
voire de l'humidité ambiantes, mais surtout en fonction de la texture du compost: ce dernier est très aéré?
En ce cas n'hésitez pas arroser deux fois par semaine en été, une fois par semaine en hiver; si le compost
comporte de la tourbe, matériau très hygroscopique,espacez largement les arrosages qui, trop rapprochés,
finiraient par avoir raison de la plante (pourriture des racines).
La température influe sur la quantité d'eau nécessaire selon l'évaporation des feuilles et du compost.
Arroser moins par temps couvert.
Diminuer également les arrosages en hiver et par temps froid. Par temps chaud et ensoleillé, les bassinages
(léger arrosage en pluie fine qui mouille superficiellement les plantes sans atteindre le compost) sont bénéfiques,
surtout le matin.
Ne pas mouiller les feuilles soumises aux rayons chauds du soleil.
Un pot de petite dimension n'a pas de réserve, il faut l'arroser bien plus qu'un grand. Les pots poreux ou
les paniers ont besoin de beaucoup plus d'eau que les pots en plastique. En général, arroser une à deux fois
par semaine, le matin de préférence. Si le compost est encore humide, reporter l'arrosage
à la fois suivante; les arrosages sont à supprimer après le rempotage, il suffit de bassiner légèrement jusqu'à
l'apparition des nouvelles racines.
En appartement, on peut pallier le manque d'humidité par des bassinages réguliers.
on peut aussi utiliser des bacs remplis de graviers maintenus humides, les pots étant juste posés dessus:
en aucun cas le pot ne doit baigner dans l'eau !
Composts de culture
La première idée à abandonner lorsque l'on cultive des orchidées est celle de "terre".
Ces plantes sont avant tout des épiphytes, c'est à dire une forme végétale se développant sur un support,
généralement arborescent( Epiphyte), et quelquefois rocheux(Lithophyte,)en l'absence de toute terre.
Les orchidées présentent généralement des racines charnues, dépourvues de radicelles, capables de
photosynthèse et absorbantl'humidité atmosphérique. Plantées dans un mélange terreux, les racines
pourriraient très rapidement,entraînant le dépérissement de la plante.
Dans la nature la plante se nourrit des déchets organiques,
Fiente d' oiseaux , végétaux (feuilles en décomposition) ou
animaux (cadavres d'insectes) qui s'accumulent à sa portée.
Méthode traditionnelle: 50% de mousse de sphagnum et 50% de racines de polypodium ou d'osmonde.
Ces composants sont maintenant difficiles à trouver.
Bien tasser le compost au rempotage qui se fait en pots de terre. Avec ce mélange, les engrais solubles
sont inutiles. On peut apporter de la poudre d'os en engrais de fond.
Méthode moderne: 8 volume d'écorce de pin(80%), 1 vol de fibre de coco (10%), 1 vol de sphaigne (10%)
Pour les Cattleya, Cymbidium et Paphiopedilum, ajouter 1 g par litre de compost de dolomie. La granulométrie
de ce compost varie en fonction de la force des plantes et de la taille des racines.Avec ce mélange, l'apport d'engrais
dilué est obligatoire, et il est préférable d'utiliser des pots plastiques qui n'absorbent pas les sels non dissous des engrais.
Réalisez un bon drainage du pot pour prévenir la pourriture des racines : mettez au fond des tessons de brique pilées,
ou de gros fragments d'écorce de pin ou de charbon de bois pour permettre le ressuyage rapide de l'eau en excès.
Pour la composition des composts, vous trouverez au niveau du descriptif de chaque plante la composition la plus adaptée.
Engrais et Fertilisation
Les composts artificiels n'ont aucune valeur nutritive, aussi faut il apporter à la plante pendant sa période de croissance
une fertilisation régulière avec l'eau d'arrosage. Les besoins des orchidées n'ont rien de
vraiment spécifiqueet n'importe quel engrais composé contenant de l'azote, du phosphore et de la potasse en proportions
équivalentes convient; un peu de magnésie est la bienvenue.
Les engrais vendus dans le commerce (qu'ils soient chimiques ou organiques) conviennent également, mais il faut les utiliser
à la moitié de la dose indiquée.Les engrais sont vendus sous différentes formules indiquant leur teneur en pourcentage des trois
éléments fondamentaux :
- N = azote sous forme de nitrate d'ammonium favorisant la formation chlorophyllienne.
- P = phosphore sous forme d'acide phosphorique essentiel à la formation cellulaire et à la floraison.
- K = potassium sous forme de sulfate de potassium indispensable à la croissance des plantes.
| Saison |
Fréquence |
Commentaire |
| Hiver |
jamais |
D'une manière générale, les plantes connaissent pendant l'hiver une période de repos pendant laquelle la croissance s'arrête : il faut alors suspendre les engrais, espacer les arrosages et abaisser la température. Trop "soigner" la plante donnera une végétation magnifique mais dépourvue de toute floraison ! |
| Printemps |
3 semaines |
La reprise de la croissance se manifeste par un redémarrage de la pousse des racines et l'apparition de nouveaux boutons : c'est à ce moment qu'il faut reprendre le rythme normal des arrosages et distribuer de l'engrais (une fois toutes les trois semaines environ). |
| Été |
chaque semaine |
Vous pouvez arroser avec engrais une fois par semaine en été. |
| Automne |
3 semaines |
Espacez progressivement les apports |
Pour l'application des engrais, deux règles sont recommandées :
- lorsque le produit est un engrais « pour tout type de plante », diluez-le deux fois plus qu'indiqué sur la notice
- n'arrosez avec de l'engrais que lorsque le compost est encore humide: la bonne méthode est donc d'arroser les
- plantes un jour, et de les fertiliser le lendemain.
Les engrais solubles peuvent être utilisés en pulvérisation sur le feuillage.
Pendant la floraison, poursuivez les apports d'engrais.
Taille des hampes florales après floraison
Dans les fiches par genre, vous trouverez des conseils de culture spécifiques à chaque espèce d'orchidée.
Une question revient fréquemment sur le site : “ Comment tailler la hampe florale lorsque les fleurs sont fanées ? ”.
La réponse dépend du genre de l'orchidée.
| Phalaenopsis |
La tige peut émettre de nouveaux boutons et refleurir. |
Si la hampe est assez forte et vigoureuse, taillez assez « haut », en ne conservant qu'une ou deux ramifications.
Sinon, taillez au deuxième œil en partant du bas. |
| Oncidium |
La tige refleurit quelquefois. |
Ne taillez pas, sauf pour éliminer les portions de hampe florale quand elle se seront desséchées. |
| Les autres orchidées |
La tige ne refleurit pas. |
Attendez qu'elle se soit totalement desséchée pour la couper à la base; ne la coupez pas avant. |
Choisissez l'emplacement en fonction de la luminosité adaptée à chaque espèce.
Pour éviter le renversement des petits pots, utilisez des paniers plastiques que vous isolerez du sol avec des cales
(briques ou barquettes plastiques dans lesquelles les plantules sont conditionnées en jardinerie).
Sur le sol, mettez de l'anti-limace pour protéger des limaces et des escargots, très friands des racines d'orchidées.
Les besoins de chaque espèce
Cymbidium
A la différence des autres orchidées, les Cymbidium peuvent être sortis dès la fin du mois de mai lorsque les gelées
tardives ne sont plus à craindre, et devront être rentrés avant les premières gelées ( 15/20 octobre). Il ne faut pas
oublier que ce sont les écarts de températures qu'ils subissent entre le jour et la nuit pendant leur séjour à l'extérieur
qui permettent d'induire les floraisons hivernales. Pendant toute la période qu'ils passent à l'extérieur il est important
de faire des apports d'engrais très réguliers (une fois par semaine et à double dose). Afin de bien favoriser l'apparition
des inflorescences, il est recommandé de donner un engrais riche en potasse et en phosphore à partir du mois de juillet.
Les Cymbidium sont des plantes qui demandent beaucoup de lumière à l'extérieur, ils devront recevoir le soleil du matin
et une fois rentrés être placés devant une fenêtre orientée vers le sud, sans protection à partir du 15 novembre, et si
possible dans une pièce peu chauffée. Il faut préciser que les boutons floraux des Cymbidium sont particulièrement
sensibles aux changements de températures brutaux.
Ne les changez donc pas de place tant que les fleurs ne sont pas épanouies.
Cattleya et Oncidium
Les Cattleya sont des orchidées de climat tempéré. Vous pouvez donc les sortir vers le 15 juin, pour les rentrer
vers le 15 août .Ils apprécient une bonne luminosité, pendant les mois d'été, le soleil levant leur fera grand bien.
Lors des journées les plus chaudes, vous pouvez les bassiner avec une eau pas trop froide en fin d'après midi
afin d'augmenter le taux d'humidité pendant la nuit.
De plus, en effectuant ce bassinage, vous recréez les conditions de leur climat d'origine. Lorsque les nouvelles
pousses sont en formation, vous pouvez utiliser un engrais riche en azote qui favorisera leur développement,
et cela au rythme d'une fois toutes les deux semaines.
Certains Oncidium de serre froide
(varicosum rogersii, bifolium, crispum, forbesii... pourront rester à l'extérieur jusqu'au 15 septembre).
Dendrobium
Tous les Dendrobium, peuvent passer une partie de l'été à l'extérieur. Ceux de serre froide (nobile, kingianum, ... )
pourront être sortis et rentrés en même temps que les Cymbidium . Pour les autres, il faudra vous référer à ce qui
est indiqué pour les Cattleya .
Si vos Dendrobium développent de nouvelles pousses, préférez un engrais riche en azote jusqu'à ce que les nouveaux
pseudobulbes atteignent la moitié de leur taille définitive. Ensuite donnez un engrais riche en potasse et phosphore
jusqu'à ce qu'ils soient totalement formés.
N'oubliez pas que certains Dendrobium requièrent une période de repos plus ou moins marquée selon les espèces
ou hybrides (en général, celle-ci intervient lorsque les nouveaux pseudobulbes sont mûrs).
Paphiopedilum
Ils peuvent être sortis à partir du 15 juin, et doivent être rentrés vers le 15 septembre. Vous les placerez dans un
endroit bien ombragé car ils craignent le soleil. D'autre part, les Paphiopedilum détestent la sécheresse, il faudra bien
surveiller les arrosages, de façon à maintenir le compost constamment humide.
Phalaenopsis
Il ne doivent jamais être placés à l'extérieur en plein soleil, mais à mi-ombre. Vous profiterez de l'été pour terminer
les rempotages même si les floraisons ne sont pas finies. Retirez les hampes florales lors de cette opération, et mettez
les en vase pour en profiter pendant environ une quinzaine de jours en changeant l'eau et en recoupant les extrémités
des tiges tous les 2 ou 3 jours.
Miltonias et Odontoglossum
Les Miltonias craignent la chaleur excessive. Ils apprécieront beaucoup ce passage à l'extérieur à condition
de lesplacer dans l'endroit le plus frais et ombragé du jardin. Un rougissement des feuilles indique un excès
de luminosité,des feuilles «en accordéon» signalent que la plante a subi des irrégularités d'arrosages pendant
la phase de développement des nouvelles pousses. Pendant les journées de canicule, n'hésitez pas à rentrer
les Miltonias dans la maison si la température y est plus fraîche qu'à l'extérieur. Une vaporisation quotidienne
du feuillage matin et soir (en été) leur apportera humidité et fraîcheur. Pendant leur séjour à l'extérieur, les
apports d'engrais ne devront pas être oubliés.Les Odontoglossum demandent plus de lumière que les Miltonias.
Vandas
Sortez les Vandas à partir de juin jusqu'à septembre, avec une exposition aussi lumineuse que possible;
évitez le soleil direct entre 11h et 15h en été.
Rempoter vos orchidées
Quand rempoter ?
Les orchidées se rempotent en moyenne tous les 2-3 ans, en particulier lorsque les racines sortent
abondamment du pot, ou parce que la plante a atteint un certain développement et qu'elle est maintenant
logée trop à l'étroit; il convient cependant de se méfier de donner au plantes un pot trop grand, car en
général elles apprécient de vivre un peu à l'étroit.
- Excepté certains cas d'urgence il faut à tout prix éviter de rempoter en hiver. L'idéal est
de procéder au printemps ,en dehors des périodes de floraison, car à cette époque les
racines sont très poussantes et vous n'aurez aucun risque de bloquer la croissance de vos plantes.
Les rempotages peuvent être effectués jusqu'en été, en évitant les périodes de fortes chaleur.
- A cet égard, le bon moment pour rempoter est celui ou la plante effectue sa remise en végétation,
mais on ne choisit pas toujours, notamment lorsque une attaque cryptogamique justifie un
rempotage pour sauver la plante.
La plante est extraite du pot en retournant ce dernier et en évitant autant que possible d'abîmer les racines;
on enlève toute trace de l'ancien compost et l'on supprime les racines trop anciennes ou partiellement lésées:
ces racines abîmées peuvent être le foyer de départ d'une infection plus préjudiciable, il faut donc ne pas hésiter
à les sacrifier si elles sont douteuses.
On choisit un pot d'un diamètre suffisant pour accueillir les racines restantes et l'on commence par ménager au
fond de ce dernier un drainage constituéde morceaux grossiers d'écorces de pin ou de tessons de briques de fort
calibre, qui par leur poids, accroîtront la stabilité du pot.
Prévoyez la place nécessaire pour les pousses et les pseudobulbes qui doivent se former : excentrez donc un peu
la plante de manière à ce que les nouvelles pousses puissent s'enraciner dans le compost. Avec une main, maintenez
la plante dans le pot, de l'autre versez le compost qui devra se répartir entre les racines. Finissez en piquant des
tuteurs auxquels vous attacherez les pseudobulbes ou les vieilles hampes florales afin de soulager, mécaniquement
parlant, les jeunes racines que la plante ne va pas tarder à émettre.
Les premiers jours n'arrosez pas, mais contentez vous de vaporiser la surface du compost ainsi que le feuillage
en faisant attention à ne pas mouiller le cœur des phalaenopsis ou les jeunes pousses. Les arrosages normaux
reprendront dès que se manifestera la reprise de croissance des racines, en tous cas pas avant une grosse semaine.
Attendre 3 semaines avant de reprendre les apports d'engrais.
Multiplication
La multiplication des orchidées peut se faire de différentes manières, et notamment par reproduction végétative.
Le semis «in vitro» et la culture de méristème, procédés largement employés par les orchidiculteurs, ne sont pas
à la portée de l'amateur, sauf de certains orchidophiles chevronnés.
Plus importante sera la bouture de départ, moins long sera le délai pour obtenir une plante de force à fleurir.
Pour les orchidées sympodiales (voir ce mot), le mode le plus simple est le bouturage à chaud (22°C) dans
le sable humide des pseudobulbes ou "arrières". Il suffit de placer quelques pseudobulbes dépourvus de feuilles
et de racine sur du sable humide, le tout enveloppé d'un sac plastique transparent pour limiter l'évaporation
et laisser passer la lumière;on ne tardera pas au bout de quelques semaines à voir se former des rejetons que
l'on pourra empoter dès que leur racines auront 1 à 3 cm.
Le compost sera le même que celui de la plante mère, mais de granulométrie plus fine; on utilisera un pot
assez petit pour favoriser la reprise.
Pour les orchidées monopodiales, il suffit de replanter tout tronçon de tige raciné pour obtenir une nouvelle
plante.
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Voici un Cattleya dont un pseudobulbe dépasse du périmètre du pot et dont les racines sont à l'extérieur : comme elles sont en pleine croissance, c'est le moment de rempoter.
Retournez le pot à l'envers et tentez de sortir la plante : si elle colle au pot, tapez le bord du pot sur la table en veillant à ne pas blesser la plante. |
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Voilà, la plante est dépotée.
Dégagez bien tout l'ancien compost.
Taillez les racines mortes ou endommagées. |

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La plante a été coupée en deux au sécateur. On a laissé 5 pseudo bulbes à chaque bouture.
Garnissez le fond du pot avec un bon drainage : ici, des morceaux de polystyrène et d'écorce de pin, mais vous pouvez mettre aussi de gros morceaux de charbon de bois et des tessons de pots en terre. |

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Mettez la pousse la plus récente au centre du pot : elle avancera vers l'autre bord en grandissant.
Maintenez bien la plante pendant que vous remplissez de compost, de préférence un peu humide. tassez bien.
Pour finir, plantez un tuteur auquel vous attacherez fermement un pseudobulbe.
Laissez la plante bien se reposer et brumisez la pendant une semaine. Ne reprenez les arrosages que progressivement. |
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Maladies et parasites
Pourriture des racines
L'ennemi principal des orchidées est avant tout la pourriture des racines qui survient du fait de la conjonction
d'une humidité excessive et d'une aération insuffisante des racines. Elle est le plus souvent due à un arrosage
trop abondant, à un drainage insuffisant et à un tassement excessif du compost.
Les symptômes sont immuables: arrêt de la croissance, jaunissement et flétrissement des feuilles et des
pseudobulbes, aspect noirâtre et friable des racines. Le premier remède à tenter est d'espacer les arrosages;
S'il ne suffit pas, il ne faut pas hésiter à dépoter la plante: les racines pourries sont brunes et aisément friables;
il convient de les éliminer en ne gardant que celles qui sont saines et d' immerger la plante dans une solution
fongicide (Benlate ou Aliette) pendant 24H. Si la plante est fleurie, vous devrez éliminer la tige florale
pour ne pas perdre la plante entière.
Rempoter alors la plante dans du compost neuf et ne reprendre les arrosages que très parcimonieusement
jusqu'à ce que la croissance reprenne.
Autres moisissures et virus
La pourriture noire (black rot) est provoquée par : Pithylium ultimum et Phytophtora cactorum.
Maladie très grave, elle apparaît surtout l'hiver; elle est favorisée par un fort degré d'humidité, de l'eau
qui stagne sur les plantes, un compost décomposé qui se draine mal; débutant par n'importe quelle partie
de la plante, très rapidement à l'ensemble. Si l'affection débute sur une feuille, on notera une zone pourpre
ou brun pourpre, cernée par une marge légèrement jaune, contrastant avec la couleur verte de la feuille.
Quand le mal commence par une racine, les autres sont rapidement atteintes, puis le pseudobulbe;
quand l'affection arrive au niveau de la feuille, celle-ci peut soit se détacher, après un choc très léger,
ou bien être complètement contaminée. La partie malade sera éliminée et brûlée (ou même toute la plante)
la partie saine sera trempée, si on en dispose, dans une solution de Aatera (qui n'agit que sur les deux germes cités),
ou de Banrot dont le spectre est plus large.
L'anthracnose est due au Gloeosporium affine; elle s'attaque surtout aux plantes affaiblies. Ce sont d'abord
de petites taches circulaires, très limitées, brun noirâtre, qui apparaissent sur les feuilles, puis ces taches se
touchant forment des bigarrures, et l'ensemble de la feuille prend une coloration brune. Si les feuilles malades
ne sont pas enlevées, le pseudobulbe est atteint à son tour, et la plante meurt. Cette affection se rencontre
surtout chez Cattleya, Laelia, Coelogyne cristata. On pourra traiter avec un fongicide à base de cuivre,
à de fréquents intervalles, ou avec des pulvérisations de benomyl (Benlate) additionné d'un agent mouillant.
Les orchidées peuvent être infectées par des virus, les deux plus fréquents étant celui de la mosaïque du
cymbidium (CyMV) et de la mosaïque du tabac, contre lesquels nous ne pouvons rien que prendre des
précautions d'asepsie: instruments stérilisés, destruction des insectes piqueurs, élimination des sujets infectés,
précautions dans l'introduction de nouvelles plantes.
Insectes, acariens, mollusques
Les thrips sont de tout petits insectes de 22 mm de long, se déplaçant rapidement, et dont la présence se traduit
par l'apparition de petites taches glauques sur l'extrémité des jeunes pousses. Lorsque l'invasion devient importante,
le dessous des feuilles est piqueté de points jaunes et noirs. Lindane et roténone les combattent.
Piqueurs
Les cochenilles, à carapaces ou laineuses, s'attaquent de préférence aux orchidées à feuilles dures:
Cattleya, Vanda, Phalaenopsis, Cymbidium. Une petite infestation se traite avec une éponge,
ou une brosse à dents, et de l'eau savonneuse. Employer les huiles blanches, Malathion,
oléoparathion, et aussi les systémiques.
Les aleurodes, petites mouches blanches, parfois très nombreuses, sont combattues par
des applications de lindane ou d'un autre insecticide, mais qui ne tue pas les oeufs, et comme
le cycle de reproduction est très rapide, il faut faire un traitement tous les cinq jours, pendant trois semaines.
Les pucerons, verts ou noir, visibles à l'oeil nu, se rencontrent surtout sur les extrémités des jeunes pousses,
ou sur les bourgeons floraux. Lindane ou roténone en ont raison.
L'araignée rouge et les autres acariens, presque invisibles à l'oeil nu, tissent une toile,
qui donne un aspect argenté aux feuilles, dont la face inférieure est grêlée de petites taches
grisâtres. Avec l'aide d'une bonne loupe, on peut voir, surtout sous les feuilles, ces araignées
, qui sont rouges, jaunes ou grises. Les genres les plus sensibles sont par ordre de sensibilité:
Cymbidium, Phalaenopsis, Dendrobium, Paphiopedilum, rarement Cattleya et Oncidium.
Les traitements doivent être répétés, car les générations se suivent à environ huit jours d'intervalle:
Par ailleurs des phénomènes d'accoutumance apparaissent rapidement, obligeant à changer d'insecticide.
On recommande des pulvérisations de Kelthane et de dianizon. Temik en granulés est efficace, mais très
toxique. Pentac est très efficace pour la destruction des araignées rouges et des acariens; il agit sur les oeufs
, en stérilisant les femelles. On l'emploie, soit préventivement tous les six mois, soit en cas d'invasion.
« Dévoreurs »
De petites chenilles et des criquets dévorent parfois feuilles et fleurs, les insecticides ordinaires
sont actifs contre eux s'il n'est pas possible de les attraper.
Les autres prédateurs sont les limaces et les escargots, surtout les petits qui se glissent dans le compost.
Nos armes sont: les produits à base de métaldéhyde et le "talon"; pour utiliser cette dernière arme,
on les capture au préalable, à l'aide de feuilles de laitue, ou de pommes de terre creusées par en-dessous,
que l'on dépose le soir pour les retirer le matin.
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